Sofia, 1976. Les Bleus découvrent la qualification au Mondial version jungle : un stade hostile, un arbitre écossais inspiré… et Thierry Roland qui oublie soudain le mode “commentateur” pour passer en “citoyen en colère”. Résultat : une tirade devenue légende, et un penalty raté qui ressemble à un miracle.
Sofia, acte I : des Bleus prometteurs… et déjà des nerfs
9 octobre 1976, stade Vassil-Levski. Michel Hidalgo a pris les commandes et, avec lui, une idée neuve du football français : un peu plus de ballon, un peu plus d’audace, beaucoup plus d’espoir. Sur la pelouse bulgare, ça joue, ça ose, ça se projette. Michel Platini fait déjà du Platini : de l’inspiration dans les pieds, de la malice dans la tête, et ce talent rare pour donner l’impression que le ballon a signé un bail chez lui.
À la pause, la France mène 2-1. Un coup franc de Platini, un but de Lacombe : bref, tout ce qu’il faut pour rêver d’un départ propre dans ces éliminatoires du Mondial 1978. Sauf qu’il y a un détail que personne ne contrôle : l’arbitre. Et pas n’importe lequel. Ian Foote, Écossais, sifflet en bandoulière, futur personnage secondaire très principal de l’histoire du foot français.
À ce moment-là, en tribune presse, on imagine déjà le scénario classique : un match rude, un nul arraché ou une victoire sérieuse, et tout le monde rentre à Paris avec le sentiment du devoir accompli. Mais le football adore les virages serrés. Et Sofia, ce soir-là, va en empiler plusieurs… sans clignotant.
Acte II : le match bascule… et la voix aussi
La seconde période arrive avec ce parfum d’orage : pas forcément visible dans le ciel, mais très clair dans les contacts, les duels, les regards. Puis vient la séquence qui fait grimper la tension d’un coup. Un but valable de Platini est refusé, et dans la foulée, les Bulgares égalisent sur une action que les Français jugent litigieuse. 2-2. Le genre de moment où tu sens que tu vas passer de “match de qualification” à “thérapie de groupe”.
Et là, minute 88 : la France croit tenir le point du nul (au minimum), l’essentiel (pense-t-on), la survie mentale (espère-t-on). Mais l’arbitre siffle un penalty pour la Bulgarie, sur une action que les Bleus considèrent comme une simulation : Hristo Bonev tombe, Maxime Bossis hallucine, et toute une équipe se retrouve à négocier avec l’injustice, en temps réel, sur une pelouse étrangère.
Au micro, Thierry Roland n’est plus un commentateur : c’est un volcan avec une carte de presse. Il ne choisit pas ses mots, il les libère. Il fulmine, il accuse, il appelle ça comme il le ressent. Et il lâche la phrase qui, aujourd’hui encore, a la délicatesse d’un tacle à la carotide: « Monsieur Foote, vous êtes un salaud ! »
À cet instant précis, le direct bascule. Ce n’est plus seulement du football : c’est une capsule temporelle. Une époque où la télé publique pouvait laisser passer une insulte frontale à l’antenne, où l’on vivait les matches avec la même retenue qu’un supporter en tribune latérale après trois cafés serrés. (Arrosés d’un canard bien trempé dont seules nos grands-mères ont le secret)
« Monsieur Foote, vous êtes un salaud ! «
» … jamais vu un individu pareil. Il devrait être en prison, pas sur un terrain de football ! «
Crédits : TF1 | Thierry Rolland
“Le bon Dieu du football” et le penalty manqué
Thierry Roland, dans sa colère, finit par invoquer le ciel. Littéralement. Il espère “le bon Dieu du football” pour sauver le gardien (Baratelli). Bonev s’élance… et tire à côté.
Et là, la scène est parfaite : le commentateur qui vient de passer en mode tribunal populaire doit soudain commenter un raté providentiel. Ça sort en cri : soulagé, rageur, incrédule. Le penalty manqué n’efface pas la colère, mais il la transforme : ce n’est plus “on nous vole”, c’est “on a failli se faire voler”. Nuance capitale pour la paix intérieure (et pour éviter de casser le poste de télévision).
Le match se termine sur 2-2. Un nul, donc. Mais pas un nul banal. Un nul qui colle au cerveau comme un chewing-gum sous une semelle : tu avances, mais tu sens que c’est là.
Et comme souvent dans ces histoires, la pelouse rend son verdict… mais la mémoire collective garde la bande-son.
Après-match : rancœur, punchlines et cicatrice durable
Côté joueurs, l’ambiance n’est pas exactement “on se serre la main et on passe à autre chose”. Platini, notamment, ne cache pas que le français peut être très expressif quand il n’est pas occupé à déposer des coups francs dans la lucarne. Il lâche cette phrase géniale de lucidité : il a déjà dit une partie de ce qu’il pensait à l’arbitre… et heureusement que l’arbitre ne comprenait pas le français.
Ce match n’empêche pas la France de se qualifier pour la Coupe du monde 1978, même si l’aventure en Argentine s’arrêtera tôt. Mais Sofia 1976 laisse une trace : le sentiment qu’on peut tout préparer, tout travailler, tout maîtriser… et perdre la main sur un sifflet.
Et dans la mythologie du foot français, ce n’est pas rien : c’est l’école de la frustration fondatrice, celle qui te forge un caractère… ou une tension artérielle.
Le twist : neuf ans plus tard, la réconciliation à la télé
Le plus beau dans cette histoire ? Ce n’est même pas l’insulte. C’est la suite. En 1985, Thierry Roland invite Ian Foote dans Téléfoot. Oui : l’accusé revient sur les lieux du “crime” médiatique, face à celui qui l’avait condamné en direct, et ils revoient les images. Foote finit par reconnaître son erreur sur le penalty.
C’est presque une scène de cinéma : le match rejoué au magnétoscope, la tension d’antan, mais avec la distance du temps. Et cette idée rare : dans le football, on s’insulte, on s’indigne… et parfois, on se parle. Même si ça prend neuf ans.
Tu aimes ce moment? Porte-le!
-
T-shirt Unisexe épais – Bio | Je crois qu'après avoir vu ça…
31,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio – Second Poteau Pavaaard !
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio – Ronaldinho machin chouette…
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio | "Brésil ou pas" | Soft
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio | "Messi He has Ze ball"
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio | "Vous avez peur de quoi? Vous avez peur de qui?"
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit
Entre dans la légende! Visite la boutique
-
T-shirt Unisexe épais Bio – Vincent – "Je m'excuse ! "
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe épais – Bio | Je crois qu'après avoir vu ça…
31,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio | "Pédale mon con"
24,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
T-shirt Unisexe léger – Bio | "Tu vas faire quoi aux JO ?"
29,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
Mug | "Second poteau Pavaaard"
13,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit -
Mug | "Donne-moi ton short"
13,90 €Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit





























